L’indice composé S&P/TSX a clôturé mardi à 36 475,92, en hausse de 17,59 points, sa troisième clôture record consécutive. Lors de la même séance, l’indice Dow Jones Industrial Average a chuté de 184,13 points, à 53 791,85, le S&P 500 a reculé de 24,91 points, à 7 745,27, et le Nasdaq Composite a diminué de 159,91 points, à 26 445,92.
Cet écart n’est pas du bruit. C’est la composition sectorielle qui fait exactement ce qu’elle est censée faire.
Pourquoi la même journée a produit des résultats opposés
Les indices américains ont reculé mardi alors que les espoirs d’une réouverture prochaine du détroit d’Ormuz s’estompaient, les titres technologiques menant le repli sur fond de doute renouvelé quant à la capacité de Washington et de Téhéran d’en arriver à une résolution plus large. Le TSX, dont la pondération en énergie et en matériaux est bien plus lourde que celle de tout grand indice américain, profite directement quand l’incertitude liée au pétrole persiste plutôt qu’elle ne se résorbe. Les actions de l’énergie et de l’industrie ont chacune gagné 0,8 % mardi, les secteurs les plus forts de l’indice, alors que les prix du brut se raffermissaient durant la séance après que l’Iran eut réitéré qu’il maintiendrait le détroit fermé jusqu’à ce que ses conditions soient satisfaites.
Canadian Natural Resources a gagné 0,7 %, Suncor a progressé de 0,9 %, Imperial Oil a ajouté 0,5 % et Cenovus a grimpé de 0,9 %. Aucun de ces mouvements n’est spectaculaire pour une seule séance. Collectivement, appliqués à la pondération énergétique du TSX, ils ont suffi à porter l’indice à un nouveau sommet lors d’une journée où le S&P 500 n’a pas réussi à tenir son terrain.
Les deux titres qui ont réellement bougé
Les mouvements les plus marqués sur des titres individuels mardi n’avaient rien à voir avec le pétrole. Air Canada a gagné 5,9 % après que la Banque Scotia eut relevé sa cible de cours sur le titre, le mouvement le plus important de l’indice. Brookfield Asset Management a progressé de 4,6 % grâce à une forte croissance des revenus tirés des frais et à une importante mise à jour sur une levée de fonds, un catalyseur propre à l’entreprise, sans lien avec le dossier d’Ormuz qui dominait le reste de la séance.
Les grandes banques canadiennes ont été partagées entre stabilité et repli le même jour, un détail important pour bien interpréter le gain de l’indice. Le record de mardi n’était pas un rallye généralisé. C’était un rallye étroit, porté par l’énergie, un titre industriel et un gestionnaire d’actifs, tandis que les titres financiers les plus lourdement pondérés de l’indice n’y ont pas participé.
La séance complète de mardi, classée selon l’ampleur du mouvement, est ci-dessous.
Air Canada a mené la hausse après une révision à la hausse de la cible de cours de Banque Scotia. Brookfield Asset Management a progressé grâce à la croissance des revenus tirés des frais et à une importante mise à jour sur une levée de fonds, non en raison de nouvelles liées à l’énergie ou à l’Iran.
Ce que mercredi hérite
Le TSX entame mercredi avec un troisième record consécutif derrière lui et un rapport sur l’inflation américaine à 8 h 30 HE qui fera bouger la courbe des taux nord-américaine, peu importe ce que cela signifie directement pour la politique monétaire canadienne. Un chiffre plus chaud que prévu appuierait probablement le récit inflationniste lié au pétrole qui a porté les titres énergétiques canadiens à la hausse au cours des deux dernières séances. Un chiffre plus faible que prévu retirerait une partie de cet appui, mettant à l’épreuve la capacité de la vigueur récente du TSX à se maintenir sans le catalyseur même qui l’a produite.