Le TSX a clôturé vendredi à 36 620,23, en hausse de 0,70 %, les minières aurifères et les financières faisant le gros du travail tandis que les détaillants tiraient de l’arrière. Les contrats à terme pointent vers un ton plus faible ce matin alors que trois catalyseurs distincts tombent dans les mêmes soixante-douze heures : les détails des sanctions contre l’Iran cet après-midi, les résultats de Nvidia mercredi, et le premier discours-programme du président de la Fed, Kevin Warsh, à Jackson Hole vendredi. Le WTI recule de 2,0 % à 85,32 $ en début de séance, le Brent cède 1,5 % à 92,95 $, et l’or se maintient près de 4 656 $, en hausse d’encore 1 % après le bond de 5 % de la semaine dernière.
La paire USD/CAD raconte l’histoire la plus tranchante. Le dollar canadien s’est affaibli face au billet vert ce matin vers environ 1,385, même si l’indice du dollar américain se situe près d’un bas d’une semaine face à un panier de devises plus large. Ce n’est pas le découplage de l’or de la semaine dernière qui se répète. C’est le différend commercial qui s’intègre directement dans la devise, un catalyseur canadien domestique l’emportant sur une tendance mondiale du dollar américain qui, autrement, tirerait le huard vers le haut.
Le rallye de vendredi reposait sur une base étroite
Le gain de 0,70 % de vendredi est venu presque entièrement de deux secteurs. Agnico Eagle a grimpé de 2,3 %, Barrick a ajouté 2,9 %, et Wheaton Precious Metals a bondi de 4,9 % alors que l’or prolongeait son avancée au-delà de 4 600 $. Les financières ont suivi sur des données de ventes au détail plus faibles que prévu, ce qui a renforcé les paris sur un nouveau maintien de la Banque du Canada le 2 septembre, BMO en hausse de 0,6 % et Banque Scotia ajoutant 1 %. Les détaillants ont bougé dans l’autre sens, Dollarama et Loblaw tous deux en baisse, un signal que le chiffre plus faible des dépenses de consommation joue dans les deux sens selon le côté du bilan où se trouve le secteur.
Le repli du 18 août a suivi une vente massive mondiale d’obligations après que le rendement des obligations à 30 ans a atteint son plus haut niveau en près de deux décennies, et non un catalyseur propre au Canada. Source : Trading Economics, The Globe and Mail.
L’indice a touché un sommet frais de 36 844,73 le 14 août avant un renversement marqué, un repli de 0,8 % en une seule journée à 36 367,93 le 18 août alors que le rendement des obligations du Trésor à 30 ans atteignait son plus haut niveau en près de deux décennies, entraînant à la baisse les titres sensibles aux taux à l’échelle mondiale. La reprise depuis a été menée par l’or, et non générale, ce qui est le type de rallye le plus fragile à détenir à l’approche de la grappe de catalyseurs de cette semaine.
Ce qui bouge réellement les marchés aujourd’hui
L’énergie est le secteur le plus directement exposé aux nouvelles de cet après-midi. Le pétrole a reculé à l’approche de l’annonce des sanctions plutôt que de rallier avant celle-ci, la couverture Géopolitique de ce bureau trace pourquoi, et les producteurs canadiens tiennent un plancher au-dessus de 90 $ peu importe comment se résout la question de l’application. Le risque à plus court terme le plus important se trouve du côté des banques : un différend commercial qui s’élargit complique les hypothèses de demande de crédit juste au moment où les financières s’appuyaient sur une thèse de maintien de taux pour justifier le gain de vendredi.
Surveillez le huard plus que l’indice aujourd’hui. Une devise qui intègre un choc commercial domestique alors que le dollar américain s’adoucit largement est la lecture la plus nette disponible sur le sérieux avec lequel ce marché prend la date tarifaire du 8 septembre, plus nette que les mouvements des actions qui sont tirés dans trois directions simultanément par l’Iran, Nvidia et Jackson Hole.