Un deuxième repli consécutif depuis le sommet

Le TSX a cédé 46,39 points jeudi, soit 0,13 %, pour clôturer à 36 792,41, prolongeant un repli depuis le sommet record de clôture de 36 957,63 de mardi et un sommet intrajournalier absolu de 37 069,11. Mercredi avait déjà redonné 0,4 %, l’indice clôturant à 36 813,65, les pertes minières menant le recul.

La tendance de la semaine est celle d’un marché absorbant les bonnes nouvelles de façon inégale. Le sommet de mardi est venu des solides résultats de la Banque Scotia et de BMO. Le repli de mercredi est venu des titres aurifères, Agnico Eagle reculant de 4,2 %, Barrick de 3,6 % et Wheaton Precious Metals de 4,3 %, après que les prix de l’or ont glissé sur une inflation américaine plus élevée que prévu qui a fait grimper les probabilités d’un geste de la Réserve fédérale. Le repli de jeudi est venu du pétrole, pas des résultats, même avec les publications de la RBC, TD et la CIBC.

Le rebond du pétrole a fait ce que de solides résultats bancaires n’ont pas fait

Le WTI a grimpé de 1,8 % jeudi à 83,71 $ et le Brent de 2,3 % à 89,83 $, tous deux rebondissant fortement après être tombés près d’un creux d’un mois plus tôt dans la semaine. Le mouvement a suivi les accusations publiques mutuelles entre les États-Unis et l’Iran au sujet d’une nouvelle vague de pression de sanctions américaines liée à l’impasse du détroit d’Hormuz, ravivant les craintes inflationnistes qui s’étaient atténuées lorsque le pétrole reculait.

Ce seul mouvement de matière première a pénalisé les titres sensibles aux taux dans l’ensemble de l’indice, même si trois des plus grandes banques du Canada ont affiché des résultats supérieurs aux attentes des analystes. La RBC a affiché un profit du troisième trimestre de 6 milliards de dollars, en hausse par rapport à 5,4 milliards de dollars un an plus tôt, et a tout de même reculé de 1,9 %. La CIBC a dépassé les attentes grâce à des provisions pour pertes sur créances plus faibles que prévu et a tout de même reculé de 3,8 %, le mouvement le plus marqué parmi les banques ayant publié jeudi. TD a fait exception, affichant une croissance de profit de 38 % et gagnant 0,8 %, la seule des trois banques ayant publié jeudi à clôturer en hausse.

Dix titres, une seule toile de fond de guerre commerciale

Les titres bancaires et énergétiques ont évolué en directions opposées jeudi, le recul de la CIBC le jour de ses résultats se détachant face aux gains de Suncor et de Shopify.

COMPOSANTES DU TSX : LES MOUVEMENTS DE JEUDI 36 792,41 ▼ -0,13 % CLÔTURE  |  27 AOÛT 2026
Source : Trading Economics; Groupe TMX. 27 août 2026.  |  hdq.ca

Les variations en pourcentage reflètent les mouvements de prix à la clôture pour les dix plus importantes composantes du TSX par pondération le 27 août 2026.

Les titres énergétiques se sont démarqués des financières, Suncor gagnant 1,2 % et Ressources naturelles Canadiennes 0,5 %, le rebond du pétrole se transmettant directement aux titres des producteurs. Enbridge, qui présente des caractéristiques plus proches des obligations en tant qu’exploitant de pipeline, a bougé avec les titres sensibles aux taux, reculant de 0,7 %. Le dollar canadien s’est maintenu près de 72 cents américains même avec le rebond marqué du pétrole, une réaction monétaire plus faible que ce que l’ampleur du mouvement de la matière première produirait habituellement, la toile de fond plus large de la guerre commerciale plafonnant vraisemblablement la corrélation habituelle du huard au pétrole.

La guerre commerciale que le marché continue d’escompter

Aucun des mouvements de jeudi ne s’est produit isolément du portrait plus large. Le TSX demeure en hausse de 29,3 % sur un an, un gain qui a persisté malgré les tarifs de 50 % de Washington sur environ 20 milliards de dollars de biens canadiens depuis le 22 août et malgré les propres tarifs de rétorsion d’Ottawa devant entrer en vigueur le 8 septembre sur plus de 700 produits américains. L’indice étant à moins d’un demi pour cent de son sommet absolu, même après deux jours de repli, constitue en soi un signal de marché : rien dans les transactions de cette semaine ne suggère que la guerre commerciale soit devenue le moteur dominant des prix des actions canadiennes, même si elle domine les manchettes.