Un second risque de point d’étranglement s’est ajouté au marché pétrolier, aux côtés de la perturbation du détroit d’Ormuz qui dure depuis le printemps. Des forces houthies ont endommagé cette semaine une section du pipeline qui achemine le brut saoudien des champs de l’Est jusqu’à la côte de la mer Rouge, une route dont les estimations de l’industrie suggèrent qu’elle pourrait retirer jusqu’à 4 % de l’offre mondiale de pétrole si les réparations prennent du temps. Le WTI a bondi de 4,4 % à 105,83 $ US le baril le 15 septembre avant de reculer après des informations selon lesquelles l’Arabie saoudite avait commencé à rediriger ses expéditions par Oman.

Optimisme sur l’Iran, escalade ailleurs

Le président Trump a affirmé cette semaine croire que la guerre plus large en Iran pourrait tirer à sa fin, disant aux journalistes que les autorités iraniennes souhaitent négocier. Ce signal importe, car un cadre de cessez-le-feu conclu en juin exigeait déjà la réouverture complète du détroit d’Ormuz, une étape qui ne s’est pas produite. L’Iran a continué de limiter le passage des navires et d’imposer des péages, selon un suivi cité par les médias régionaux, même si les deux camps ont violé la trêve plus large à répétition. Au même moment, les combats entre l’Arabie saoudite et les forces houthies soutenues par l’Iran au Yémen se sont intensifiés, les forces saoudiennes menant environ 450 frappes aériennes en une seule semaine et les Houthis frappant des cibles saoudiennes, dont le port de Yanbu sur la mer Rouge. Le risque de queue ici n’est pas que le détroit d’Ormuz reste fermé. C’est qu’un second point d’étranglement, moins suivi, s’ouvre pendant que l’attention reste fixée sur le premier.

Le WTI s’est maintenu au-dessus de 90 $ US le baril pendant plus de deux semaines et a dépassé les 105 $ US le 15 septembre après que des forces houthies ont endommagé un pipeline saoudien qui transporte une part importante de l’offre mondiale de pétrole, un second risque de point d’étranglement s’ajoutant à la perturbation du détroit d’Ormuz qui dure depuis le printemps.

WTI : PÉTROLE BRUT, CLÔTURE QUOTIDIENNE 100,53 $ US ▼ -1,35 % QUOTIDIEN  |  25 AOÛT AU 18 SEPT. 2026
Source : Investing.com, données de règlement quotidien du WTI, 18 septembre 2026.  |  hdq.ca

Le WTI s’est négocié au-dessus de 90 $ US le baril depuis le 1er septembre et a brièvement dépassé 105 $ US après que des frappes houthies ont endommagé un pipeline saoudien transportant jusqu’à 4 % de l’offre mondiale. Source : Investing.com, données de règlement quotidien.

Le Canada est exposé des deux côtés de cette dynamique

Le mécanisme qui relie ce conflit aux portefeuilles canadiens joue dans deux directions qui se compensent en partie. En tant qu’importateur, le Canada est exposé comme toute autre économie, puisque le pétrole est un produit de base fixé mondialement : un choc au détroit d’Ormuz ou en mer Rouge fait grimper les prix à la pompe à Toronto aussi facilement qu’à Tokyo, et le Canada est le seul pays du G7 sans réserve stratégique de pétrole pour amortir une soudaine pénurie d’approvisionnement. En tant que producteur, le même choc est un vent favorable pour le brut lourd canadien. Les raffineurs asiatiques à la recherche d’options face à une offre du Golfe menacée sont devenus plus disposés à payer une prime pour le brut canadien, et l’oléoduc Trans Mountain agrandi, qui achemine désormais environ 890 000 barils par jour, donne à ce brut une route vers le Japon, la Corée du Sud et la Chine qui ne touche jamais le détroit d’Ormuz ni la mer Rouge. Les actions énergétiques canadiennes comptent parmi les rares segments du marché où ce conflit n’est pas simplement un coût.