L’indice composé S&P/TSX a clôturé vendredi à 35 664,60, en hausse de 1,48 % grâce à un rapport sur l’emploi qui a réduit les probabilités d’une hausse de la Banque du Canada, et il rouvre mardi après un congé de l’Action de grâce qui a laissé les cours canadiens en retard d’une séance. Pendant cette séance, le S&P 500 a reculé de 0,06 % à 7 807,24, soit 0,15 % sous sa clôture record de 7 818,93 établie le 6 octobre, selon des données de Yahoo Finance. Les contrats à terme sur le WTI ont gagné 2,1 % à 93,74 $, et le rendement du bon du Trésor à 10 ans s’établissait à 5,24 %.
Le TSX n’a pas encore intégré ces mouvements. Il se situe aussi 3,5 % sous son propre record de 36 957,60, établi le 25 août, ce qui fait de l’écart entre les actions canadiennes et américaines la principale question de la semaine à venir.
Une remontée bâtie sur une déception en matière d’emploi
Le gain de vendredi a suivi le rapport de Statistique Canada faisant état de 68 000 emplois perdus, qui a amené les investisseurs à s’attendre à un maintien des taux par la Banque du Canada, selon Trading Economics. Les actions des banques et les minières aurifères ont mené la progression, et la baisse des rendements obligataires canadiens a aidé. L’indice a gagné 0,9 % sur la semaine, après une séance de jeudi où les producteurs d’énergie ont monté avec le pétrole sur des informations faisant état de possibles nouvelles frappes américaines contre l’Iran, tandis que les actions des banques reculaient. Le rebond a suivi la plus forte baisse de la période, un recul de 1,7 % le 7 octobre.
La ligne rouge pointillée marque la clôture record de l’indice de 36 957,60 le 25 août. L’indice n’a pas été négocié lundi 12 octobre en raison du congé de l’Action de grâce, de sorte que le 9 octobre est la dernière clôture. Le repère du 16 septembre est la hausse de taux de la Réserve fédérale et celui du 9 octobre est le rapport de Statistique Canada faisant état de 68 000 emplois perdus. Source : Yahoo Finance, Trading Economics.
La fourchette sur 20 séances va d’un sommet de 36 335,60 le 22 septembre à un creux de 35 041,90 le 7 octobre, un écart de 3,7 %. L’indice a clôturé à 35 491,30 le 16 septembre, jour de la hausse de taux de la Réserve fédérale, et il n’a pas clôturé au-dessus de 36 000 depuis le 22 septembre. La clôture de vendredi a récupéré environ la moitié de la fourchette de 3,7 % et a laissé l’indice au milieu de la fenêtre. La comparaison avec le marché américain est moins flatteuse. Le S&P 500 a gagné 3,4 % depuis sa clôture du 16 septembre à 7 551,81, tandis que le TSX a gagné 0,5 % sur la même période, selon des données de Yahoo Finance.
L’écart du congé transporte le pétrole et les rendements
Le Nasdaq Composite a reculé de 0,44 % lundi à 27 245,90, soit 1,3 % sous sa clôture record de 27 599,79 du 6 octobre. Le VIX a clôturé à 15,21. Le pétrole a prolongé les gains de vendredi alors que des pétroliers ont été frappés près du détroit d’Ormuz pendant la fin de semaine, selon gCaptain, et le WTI est passé de 91,85 $ à 93,74 $. Le rendement à 10 ans se situe à 5,24 %, contre un sommet de 5,31 % le 5 octobre.
Une hausse du pétrole de cette ampleur se manifeste d’abord dans les actions énergétiques. Le FNB iShares S&P/TSX Capped Energy a clôturé à 29,40 $ vendredi et a gagné 63 % au cours de la dernière année, selon des données de Yahoo Finance. Les titres énergétiques canadiens ont une séance de pétrole à intégrer à l’ouverture.
La dispersion explique la distance au record
Le TSX est en retrait de son record parce que ses secteurs divergent. Le FNB des financières a clôturé vendredi à 90,37 $, soit 8,0 % sous son sommet de 98,18 $ du 15 juillet, et les contrats à terme sur l’or à 4 190,60 $ lundi se situent 21,2 % sous leur sommet de 5 318,40 $ du 29 janvier. L’or a gagné 1,4 % vendredi à 4 216,30 $ avant de reculer lundi, de sorte que le redressement du métal n’est que partiel. L’énergie a fait le travail que le reste de l’indice n’a pas fait, ce qui laisse le TSX plus exposé que le marché américain à une baisse du pétrole si le détroit d’Ormuz rouvre.
Les deux prochaines dates sont l’IPC de septembre le 19 octobre, selon Sherry Cooper, économiste en chef de Dominion Lending Centres, et les décisions de la Banque du Canada et de la Réserve fédérale le 28 octobre. Le marché canadien aborde les deux avec un coussin plus mince jusqu’à son record que le marché américain, et avec les mouvements de lundi sur le pétrole et les rendements encore à absorber.