36 759,29. Quatrième record consécutif.
L’indice composé S&P/TSX a clôturé à 36 759,29 jeudi, en hausse de 97,15 points, ou 0,26 %, sa quatrième clôture record consécutive et sa cinquième au cours des six dernières séances. L’indice a maintenant ajouté 4,27 % depuis le 14 juillet. Les services financiers, la technologie et les services de communication ont mené l’avancée, avec Shopify en hausse de 5,33 % durant la séance. Les titres énergétiques ont retardé alors que le pétrole Brent a mis fin à une série de cinq séances de gains et est passé sous 87 $ le baril.
Les titres en hausse n’ont dépassé les titres en baisse que par 528 contre 451, un ratio d’ampleur beaucoup plus serré qu’une quatrième clôture record ne le laisse habituellement croire. Sous le niveau de l’indice, la dispersion était extrême : Bird Construction a grimpé de 11,44 % à la suite d’une annonce d’acquisition, tandis que Boyd Group Services a chuté de 12,56 % et Pan American Silver a reculé de 9,78 % alors que l’or reculait de 1,35 % par rapport à son sommet de la séance. Un record bâti sur autant de mouvements de titres individuels mérite d’être suivi selon la façon dont il se résorbe au cours des prochaines séances, plutôt que d’être simplement porté au crédit d’une force généralisée.
Le graphique sur lequel repose le record
Le WTI a reculé de 3,75 % jeudi et le Brent a chuté de 2,18 % à 87,04 $, les deux mettant fin à des séries de cinq séances de gains alors que l’AIE et l’OPEP ont publié de nouvelles révisions à la baisse de leurs prévisions de demande pour 2026. Le USD/CAD s’est négocié près de 1,393, le huard étant modérément plus ferme sur le mois même si le pétrole, un moteur traditionnel du dollar canadien, a cédé du terrain, un signe que la devise suit actuellement davantage les propres données solides de croissance et d’emploi du pays que le brut.
L’indice a bondi après le 4 août à la faveur d’un renversement généralisé du sentiment de risque et a inscrit quatre clôtures record consécutives depuis le 7 août, la moyenne mobile sur cinq jours suivant l’avancée de près, et le volume s’est maintenu au-dessus de 240 millions d’actions à chaque séance de la série.
Ce qu’a fait le marché obligataire pendant que les actions fêtaient
Les rendements des obligations du gouvernement du Canada à 10 ans ont clôturé près de 3,63 % jeudi, en légère baisse sur la séance, mais toujours près de leur plus haut niveau depuis mai 2024, après avoir grimpé cette semaine sur des données de PIB et d’emploi plus solides que prévu. Le rendement des obligations fédérales à 5 ans s’est allégé à 3,24 %. Des rendements plus élevés constituent habituellement un vent contraire pour les évaluations boursières, et le fait que la TSX ait poussé jusqu’à un quatrième record consécutif la même semaine où les rendements ont atteint un sommet de deux ans en dit long sur la conviction qui soutient actuellement l’avancée : assez pour ignorer une réévaluation qui, normalement, ferait hésiter un rallye.
La configuration à l’approche de vendredi
L’indice aborde vendredi après cinq séances sans véritable journée de baisse notable, la seule exception étant un recul fractionnaire le 6 août. Le volume est demeuré élevé pendant toute la série, atteignant en moyenne plus de 270 millions d’actions par jour cette semaine, ce qui va à l’encontre de l’idée d’une avancée à faible conviction. Le test à court terme consiste à savoir si les services financiers et la technologie peuvent continuer d’absorber le frein d’un secteur énergétique plus faible, ou si la dispersion extrême sous l’indice jeudi, avec de grands gagnants et perdants individuels des deux côtés, est un signal précoce que cette phase du rallye manque désormais de participation généralisée.
Banque Royale, Banque de Montréal et Manuvie ont toutes affiché des gains modérés jeudi, aux côtés de titres à volume plus élevé comme Enbridge, Air Canada, Canadian Natural Resources, Cenovus Energy et Whitecap Resources, ce qui souligne que l’énergie est demeurée parmi les segments les plus activement négociés du marché, même si elle a retardé sur le plan des prix. Suncor a fait exception parmi les grandes sociétés, en hausse de 2,37 %, un rappel que la sous-performance du secteur énergétique jeudi était une histoire propre à l’indice plutôt qu’un phénomène uniforme dans chaque titre qui le compose.