Un rallye qui n’a pas survécu à l’après-midi
L’indice composé TSX a clôturé à 36 401,79 points mardi, en hausse de seulement 0,09 %, mais ce chiffre global stable sous-estime la façon dont la séance s’est réellement déroulée. L’indice affichait un gain de 127,82 points pour atteindre 36 485,75 points à midi, alors que les investisseurs réagissaient à la pause décrétée du jour au lendemain par le président Trump sur les nouveaux tarifs visant les produits canadiens, le dollar canadien ajoutant 0,41 cent à 72,36 cents US. À la clôture, la majeure partie de cette avance s’était évaporée. La Banque Royale reculait de 3,1 %, la Banque TD de 3,5 %, la Banque Scotia de 3,3 %, la CIBC de 3,7 % et BMO de 4,4 %, une chute des financières suffisamment importante pour effacer à elle seule le rallye de soulagement tarifaire du matin.
Les aurifères ont évolué dans la direction opposée et dans une plus large mesure. Agnico Eagle a gagné 10,5 %, Wheaton Precious Metals a gagné 10,4 % et Barrick a ajouté 6,7 %, alors que l’or s’approchait de 4 480 $ l’once. Les deux mouvements se sont à peu près neutralisés au niveau de l’indice, ce qui explique mécaniquement pourquoi l’indice composé TSX a terminé à peine changé malgré le fait que deux de ses plus grands secteurs ont évolué à deux chiffres en sens opposés.
La séance américaine racontait une tout autre histoire
Les indices américains ont reculé sur toute la ligne, même si l’annonce du département du Trésor voulant qu’il double son rachat d’obligations et de titres à plus longue échéance a d’abord soutenu les actions. L’indice composé Nasdaq a chuté de 355,2 points, ou 1,33 %, à 26 289,71 points, le pire résultat de la séance après qu’un reportage du Wall Street Journal a qualifié de tiède la croissance des ventes d’OpenAI au deuxième trimestre par rapport à ses concurrents, une lecture qui a pesé sur des fournisseurs dont Oracle. Le S&P 500 a reculé de 0,69 % à 7 691,76 points et le Dow a reculé de 0,22 % à 53 343,40 points. Le VIX a bondi de 4,3 % à 15,84, alors que les investisseurs se positionnaient avant la publication du procès-verbal du FOMC plus tard dans l’après-midi.
Le TSX a été le seul des quatre grands indices nord-américains à terminer en territoire positif mardi, une divergence que la vigueur de l’énergie et des métaux précieux a suffi à produire, même si les financières canadiennes ont chuté de concert avec l’aversion au risque plus généralisée.
Le recul du Nasdaq s’est concentré dans les titres liés aux semi-conducteurs et à l’IA, à la suite d’un reportage sur la croissance des ventes d’OpenAI au deuxième trimestre. Source : Yahoo Finance, Zacks Investment Research.
L’énergie n’a pas suivi le prix du pétrole
Le WTI a grimpé de 1,42 % à 86,15 $ et le Brent a ajouté 0,47 % à 91,56 $, les deux progressant sur fond de risque pour la navigation dans le détroit d’Ormuz, après que le président Trump a menacé de bombarder Oman si le pays nuit aux efforts de médiation avec l’Iran. Le secteur énergétique américain, mesuré par le FNB Energy Select Sector SPDR, a progressé de 1,8 % durant la séance, le secteur le plus performant du S&P. Les producteurs d’énergie canadiens n’ont pas suivi ce mouvement. Suncor a reculé de 1 % et Canadian Natural Resources de 0,7 %, même si le produit de base qu’elles produisent progressait, tandis qu’Enbridge a reculé de 2,7 % aux côtés de la faiblesse plus large des industrielles qui a accompagné la chute des financières. L’écart entre la hausse du prix du pétrole et le recul des actions énergétiques canadiennes le même jour mérite d’être surveillé à l’approche de l’échéance de vendredi pour l’entente tarifaire, puisqu’il suggère que la rotation sectorielle et la sensibilité aux taux orientent actuellement les cours des actions énergétiques canadiennes davantage que le produit de base lui-même.