L’indice composé S&P/TSX a chuté de 373 points, soit 1,0 %, à 36 180,72 lundi, effaçant quatre séances de gains en une seule journée. La reprise des combats entre les États-Unis et l’Iran, le premier échange direct en plus d’un mois, a fait grimper le pétrole et entraîné à la baisse les titres industriels, technologiques et des métaux de base.
Le pétrole brut d’octobre a gagné 1,76 $ à 85,16 $ le baril durant la séance. L’or de décembre a perdu 45,30 $ à 4 484,60 $, un dollar américain plus vigoureux ayant contrebalancé la demande de valeurs refuges. Les titres énergétiques n’ont offert qu’un coussin partiel contre le repli plus large, un schéma distinct de celui de Wall Street, où l’énergie a été le secteur vedette de lundi.
L’énergie s’est divisée en deux tendances
Aux États-Unis, les titres énergétiques ont progressé d’environ 2 % lundi, le secteur le plus vigoureux de la séance, Tesla bondissant de 5 % et Nvidia ajoutant 1,5 %, même si Amazon, Microsoft, Alphabet et Apple reculaient. Le Dow a tout de même chuté de 374 points à 53 185,90 et le S&P 500 a perdu 26 points à 7 686,14, parce que la même inquiétude inflationniste d’origine pétrolière qui a soutenu les titres énergétiques a aussi fait grimper les rendements obligataires dans l’ensemble.
Le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans a dépassé 4,75 % lundi, son plus haut niveau depuis janvier 2025, les négociateurs intégrant une probabilité d’environ 65 % d’une hausse de taux de la Réserve fédérale en septembre à la suite de commentaires plus fermes du président de la Fed à Jackson Hole. Des rendements plus élevés compriment le multiple que les marchés paient pour les titres de croissance, ce qui explique pourquoi la technologie a globalement accusé du retard, même si des titres individuels comme Tesla et Nvidia ont résisté à la tendance.
Le graphique ci-dessous suit les clôtures quotidiennes de l’indice composé TSX tout au long du mois d’août, montrant le repli de lundi par rapport aux quatre séances de gains précédentes qu’il a effacées.
L’indice a rendu quatre séances de gains en une seule journée alors que la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran a fait grimper le pétrole et exercé une pression sur les titres industriels, technologiques et des métaux de base.
Ce que les contrats à terme de mardi intègrent déjà
Deux pétroliers ont été touchés par des projectiles dans le détroit d’Ormuz tard lundi, prolongeant le conflit pour une deuxième séance consécutive d’escalade directe. Le brut WTI a ajouté 2,3 % de plus mardi matin à 87,75 $, et le Brent a franchi les 92 $, s’appuyant directement sur le mouvement de lundi plutôt que de l’inverser.
Les contrats à terme du Dow se sont affaiblis davantage en début de séance mardi. Pour le TSX, la même dynamique qui a limité la compensation énergétique de lundi, une inquiétude généralisée à l’égard de la croissance et des rendements se superposant à un rallye pétrolier, demeure en place à l’approche de la séance d’aujourd’hui, et elle doit maintenant aussi composer avec la décision de la Banque du Canada de mercredi.
Un indice composé TSX dont la pondération énergétique est nettement plus lourde que celle du S&P 500 est mieux positionné pour capter un rallye d’origine pétrolière qu’un indice américain diversifié. Lundi a montré que ce positionnement n’est pas une protection automatique lorsque la même manchette exerce une pression sur les industrielles, la technologie et les métaux de base en même temps.