L’Agence du revenu du Canada a confirmé que le taux d’intérêt prescrit se maintiendra à 3 % pour le quatrième trimestre de 2026, un sixième trimestre consécutif à ce niveau. Le taux est fixé en vertu de l’article 4301 du Règlement de l’impôt sur le revenu à partir du rendement moyen des bons du Trésor du gouvernement du Canada à trois mois adjugés au premier mois du trimestre précédent, arrondi au point de pourcentage supérieur. Ce rendement s’est établi à 2,29 % pour le T4, confortablement à l’intérieur de la fourchette qui s’arrondit à 3 %.

Le taux applicable aux soldes d’impôt en souffrance demeure à 7 %, soit quatre points de pourcentage au-dessus du taux prescrit, comme c’est toujours le cas. Pour les conseillers qui gèrent des stratégies de prêts à taux prescrit pour leurs clients, le chiffre qui compte n’a pas bougé depuis le début de 2025 : six trimestres de suite à 3 % constituent la plus longue période de stabilité que cet outil de planification ait connue depuis plusieurs années.

Les calculs de fractionnement du revenu n’ont pas changé, et c’est justement le but

Un prêt à taux prescrit permet à un conjoint ou un parent à revenu plus élevé de prêter de l’argent à un membre de la famille à revenu moindre ou à une fiducie familiale au taux prescrit, le revenu de placement étant imposé entre les mains de l’emprunteur plutôt que du prêteur. La stratégie fonctionne mieux lorsque le taux est bas et stable, car l’emprunteur doit générer un rendement supérieur à 3 % pour que l’arrangement en vaille la peine, et a besoin de la certitude que le taux ne sera pas relevé en cours de route.

Six trimestres consécutifs à 3 % offrent exactement cette certitude. L’échéance annuelle du paiement des intérêts demeure ferme : les intérêts doivent être payés au plus tard le 30 janvier de l’année suivante, sans quoi le revenu du prêt est réattribué au prêteur pour cette année-là et pour toutes les années suivantes. Cette échéance ne varie pas avec l’annonce trimestrielle du taux, et elle constitue le point de défaillance le plus courant des structures de prêts à taux prescrit.

La réponse tarifaire est la conversation la plus urgente pour les clients propriétaires d’entreprise

Les contre-tarifs canadiens visant une liste de produits américains, notamment l’acier, les produits laitiers, les électroménagers, l’équipement agricole, les pâtes et papiers et l’électronique, entrent en vigueur le 8 septembre. Ils correspondent, dollar pour dollar, au prélèvement de 50 % imposé par Washington sur 20 milliards de dollars d’exportations canadiennes, à la suite de l’annonce du premier ministre Mark Carney selon laquelle les pourparlers commerciaux avaient échoué en raison d’exigences qu’il a qualifiées d’antiéconomiques et d’injustes.

Ottawa a répondu par quatre programmes de soutien nommés, totalisant des engagements combinés de 17,5 milliards de dollars, allant d’un fonds de prêts de 10 milliards de dollars pour les grandes entreprises jusqu’à un volet de liquidités de 500 millions de dollars visant spécifiquement les petites et moyennes entreprises.

PROGRAMMES F\u00c9D\u00c9RAUX DE R\u00c9PONSE TARIFAIRE 17,5 G$ ▲ 5 % D\u00c9PLOY\u00c9S PROGRAMMES F\u00c9D\u00c9RAUX  |  ANNONC\u00c9S FIN AO\u00dbT 2026
Source : minist\u00e8re des Finances Canada, ao\u00fbt 2026; Corporation de financement des urgences en entreprises du Canada, sept. 2026.  |  hdq.ca

Quatre programmes fédéraux annoncés à la fin août totalisent des engagements combinés de 17,5 milliards de dollars pour les travailleurs et les entreprises touchés par les tarifs. Le fonds de prêts tarifaires de 10 milliards de dollars pour les grandes entreprises avait déployé environ 5 % de sa capacité au début de septembre, répartis entre des prêts à Algoma Steel et à Arctic Canadian Diamond Company.

Le fonds de prêts tarifaires pour les grandes entreprises, administré par la Corporation de financement des urgences en entreprises du Canada, a accordé deux prêts jusqu’ici : 400 millions de dollars à Algoma Steel et 115 millions de dollars à Arctic Canadian Diamond Company, soit ensemble environ 5 % de la capacité totale du fonds. Le volet Pivot to Grow de la Banque de développement du Canada a abaissé son seuil d’admissibilité en matière de revenu minimal à 1 million de dollars et oriente un soutien bonifié spécifiquement vers la foresterie, l’acier et l’aluminium.

Ce que cela signifie pour les clients SPCC dans les secteurs touchés

Un client corporatif dans l’acier, la transformation laitière, la fabrication d’électroménagers, l’équipement agricole, les pâtes et papiers ou l’importation d’électronique doit désormais gérer deux volets de planification distincts en parallèle. Le contexte du taux prescrit demeure favorable à toute structure de fractionnement du revenu ou de gel successoral déjà en place. Rien dans l’annonce tarifaire ne change ces calculs.

Ce qui a changé, c’est la base de coûts d’exploitation du client et, pour certains, leur admissibilité au soutien fédéral en liquidités. L’Initiative de réponse tarifaire régionale et le Fonds de diversification Canada fort transitent tous deux par les agences de développement régional du Canada plutôt que directement par Ottawa, une filière de demande différente de celle qui passe habituellement par l’ARC ou la BDC. La fenêtre entre maintenant et le 8 septembre est étroite pour tout propriétaire d’entreprise qui doit confirmer son exposition avant l’entrée en vigueur des tarifs.