L’indice composé S&P/TSX a clôturé à 35 906,56 mercredi, en baisse de 0,60 %, son quatrième recul en cinq séances et sa plus basse clôture en cinq semaines. Le mouvement est généralisé, non sectoriel. Le S&P 500 a reculé de 0,48 % et le Nasdaq de 0,62 % la même séance, confirmant des ventes à l’échelle de l’indice plutôt qu’une histoire canadienne.
Ce qui soutient le composé est aussi ce qui devrait le tirer vers le bas : la même guerre des pétroliers entre les États-Unis et l’Iran qui rend les investisseurs nerveux pousse aussi le brut WTI à 97,26 $, en hausse de 18 % en treize séances, donnant au fort poids énergétique du TSX quelque chose sur quoi s’appuyer pendant que le reste de l’indice se vend.
Deux forces qui tirent en sens opposés
Depuis son sommet du 3 septembre à 36 633,12, le composé a perdu près de 2 %. Pendant la même période, le WTI a continué de grimper à mesure que la guerre des pétroliers s’intensifiait, l’Iran et les États-Unis échangeant désormais des frappes directes contre des navires dans le golfe Persique. L’énergie est le secteur qui fonctionne. Ce n’est pas suffisant pour compenser les ventes partout ailleurs.
Cette divergence importe pour la façon dont les conseillers lisent le chiffre global de l’indice cette semaine. Un TSX stable ou négatif ne signifie pas que l’énergie canadienne éprouve des difficultés. Cela signifie que tout ce qui est hors de l’énergie éprouve plus de difficultés que l’aide apportée par l’énergie.
La devise et le métal racontent leur propre histoire
Le dollar canadien a clôturé à 1,3771 pour un dollar américain mercredi, son meilleur niveau en deux semaines, un mouvement réel mais qui demeure une fraction de ce qu’une remontée pétrolière de 18 % produirait habituellement compte tenu du statut du Canada comme important exportateur d’énergie. Le discours de la Banque du Canada depuis le maintien du taux du 2 septembre a offert un certain soutien, mais la devise ne s’est pas repositionnée comme l’a fait le produit de base.
L’or, pour sa part, a évolué dans le mauvais sens pour une transaction de stress géopolitique. Le métal a clôturé près de 4 453 $ jeudi, en baisse d’environ 5 % par rapport à son sommet de fin août près de 4 694 $, même si le conflit qui alimente la remontée pétrolière s’est intensifié, et non atténué. Il s’agit d’un refroidissement de la demande pour valeurs refuges au moment précis où le flux de nouvelles le soutiendrait normalement, ce qui suggère qu’une partie des capitaux ayant alimenté la course précédente de l’or s’est plutôt tournée vers les actions énergétiques que d’être restée dans le métal.
Le graphique ci-dessous retrace le mouvement du dollar canadien face au dollar américain pendant la même période que la remontée pétrolière.
Le dollar canadien s’est raffermi modestement pendant l’escalade de la guerre des pétroliers, un mouvement réel mais bien en deçà de la réaction habituelle de la devise à une remontée pétrolière de cette ampleur. Source : Investing.com.
À surveiller avant la séance de jeudi
Avec le WTI déjà en négociation à 97,26 $ avant l’ouverture de jeudi, en hausse par rapport à la clôture de mercredi, les titres énergétiques devraient ouvrir en hausse. La question est de savoir si cela suffira à rompre la série de quatre reculs en cinq séances du composé, ou si les ventes généralisées l’absorberont comme elles l’ont fait pendant la majeure partie de la dernière semaine. Le rendement des obligations du gouvernement du Canada à cinq ans, à 3,40 %, et celui à dix ans, à 3,77 %, sont demeurés relativement stables pendant la volatilité, ce qui donne à penser que les ventes boursières ne relèvent pas encore d’une histoire de taux.