L’indice composé S&P/TSX a clôturé à 35 697,49 le 11 septembre, en hausse de 0,54 % durant la séance, mais en baisse de 3,7 % par rapport au sommet de 52 semaines de 37 069,11 atteint en août. L’indice a clôturé en baisse lors de six des dix dernières séances, alors même que le brut WTI a clôturé au-dessus de 100 $ le baril deux fois durant la même période, une divergence qui va à l’encontre du comportement habituel d’un indice lié aux matières premières.
Les titres technologiques et financiers ont mené les baisses tout au long de la période, les métaux de base et les titres miniers subissant aussi des pressions lors de certaines séances, notamment le 8 septembre. La pondération énergétique à l’intérieur de l’indice a compensé une partie du recul, sans le renverser.
Pourquoi la vigueur du pétrole n’a pas soutenu l’indice
Un indice composé TSX qui recule alors que le WTI monte au-dessus de 100 $ deux fois en une semaine n’est pas un comportement typique. L’explication mécanique tient à la composition : l’énergie occupe une pondération importante dans l’indice, mais non la plus grande, et les titres financiers et technologiques, des secteurs plus exposés à la prochaine décision de la Réserve fédérale qu’au détroit d’Ormuz, ont pesé davantage ce mois-ci. La couverture de la séance du 8 septembre a attribué le recul de ce jour-là précisément à la faiblesse des titres technologiques et financiers, aux côtés des métaux de base.
Le maintien de la Banque du Canada le 2 septembre, ajouté à la publication de l’IPC attendue ce matin, crée un second point de pression sans lien avec le premier. Une lecture d’inflation plus chaude que prévu pèserait sur les titres financiers et immobiliers sensibles aux taux, pendant que les titres énergétiques suivraient probablement le pétrole au cours de la même séance. Les deux forces ne se compensent pas nécessairement ; elles peuvent s’ajouter dans la même direction au niveau de l’indice, même si elles évoluent en sens opposés sous la surface.
L’indice s’est négocié dans une large fourchette au cours des trois dernières semaines, une plage que ce graphique retrace face à la séance du 8 septembre, la plus étroitement liée à la faiblesse technologique et financière qui a pesé sur l’ensemble du marché.
La séance du 8 septembre, marquée ici, a connu le recul quotidien le plus marqué de la période, attribué à l’époque à la faiblesse des titres technologiques et financiers, aux côtés des métaux de base. Source : Investing.com.
Ce que la décision de la Fed ajoute au portrait
La décision de la Réserve fédérale du 16 septembre est désormais le catalyseur le plus immédiat pour la pondération financière et technologique de l’indice, plus que tout ce qui se passe dans le détroit d’Ormuz. Une hausse de taux de la Fed exercerait une pression sur les valorisations des deux secteurs à l’échelle mondiale, ajoutant une seconde source de faiblesse du TSX, indépendante de l’effet de la publication de l’IPC ce matin.
Pour l’instant, la lecture de l’indice tient à deux histoires qui se déroulent en parallèle plutôt qu’une seule : la vigueur de l’énergie tirée par le pétrole lié à Ormuz, et la faiblesse sensible aux taux à l’approche de la décision de la Fed mercredi. Le bilan net a été négatif lors de trois des quatre dernières semaines.