L’indice composé S&P/TSX a clôturé à 35 703,47 le 14 septembre, en baisse de 3,4 % par rapport à son sommet du 25 août de 36 957,63. Deux mouvements à l’intérieur de cette période racontent l’histoire : un recul estival constant de la fin août au début septembre, puis une chute quotidienne de 1,11 % le 10 septembre, jour où le pipeline Est-Ouest de l’Arabie saoudite a été frappé et fermé, avant que l’indice ne se stabilise, essentiellement stable, durant les deux séances suivantes.
La division sectorielle que cache le chiffre principal
L’énergie a fait son travail. Canadian Natural Resources, Tourmaline Oil et Suncor Energy ont chacun affiché des gains durant cette période, alors que le WTI grimpait de 25 % en trois semaines sous l’effet de la fermeture du détroit d’Ormuz et de la perte du contournement saoudien. C’est exactement la lecture qu’un indice canadien à forte pondération énergétique devrait montrer lorsque le pétrole s’envole sur une perturbation de l’offre.
L’indice composé a tout de même reculé. Les titres technologiques ont pesé sur l’indice durant la même période, sous la pression d’inquiétudes liées au ralentissement du développement de l’IA, sans rapport avec le Moyen-Orient. Les deux forces se sont à peu près compensées durant la majeure partie de la période, l’indice restant net négatif parce que la faiblesse technologique a, la plupart des jours, dépassé la vigueur de l’énergie plutôt que l’inverse.
Pourquoi la réunion de la Fed compte plus que d’habitude cette semaine
L’IPC canadien d’août s’est maintenu à 3,0 % sur un an, avec une inflation de l’essence de 22,8 %, suffisamment élevée pour que la Banque du Canada maintienne son propre taux directeur à 2,25 % le 2 septembre plutôt que de le réduire. La Réserve fédérale américaine décide mercredi, les marchés évaluant à environ 87 à 88 % la probabilité d’une hausse, un renversement de son cycle d’assouplissement de 2025 attribuable au même effet de transmission du prix du pétrole vers l’inflation américaine. Une hausse de la Fed cette semaine ajoute de la pression sur les secteurs sensibles aux taux dans l’ensemble des marchés nord-américains, au moment même où les titres technologiques canadiens absorbent déjà des ventes liées à l’IA, une combinaison qui plaide pour une faiblesse persistante au niveau de l’indice, même si l’énergie continue de grimper sur la matière première.
La baisse quotidienne la plus marquée de l’indice pour la période, 1,11 %, est survenue le 10 septembre, jour où le pipeline Est-Ouest de l’Arabie saoudite a été frappé, même si le mouvement sous-jacent du prix du pétrole ce jour-là favorisait la pondération énergétique canadienne. Source : Investing.com.
Ce qu’il faut surveiller d’ici la clôture
Deux éléments feront bouger cet indice au cours des 24 prochaines heures : la décision de taux de la Fed mercredi après-midi, et la direction que prendra ensuite l’histoire du pipeline saoudien. Une hausse combinée à une perturbation persistante du pipeline remettrait à nouveau la faiblesse technologique et la vigueur énergétique sur une trajectoire de collision, le résultat pour l’indice dépendant de la force qui dominera cette séance précise. Un rétablissement du pipeline, à l’inverse, refroidirait probablement l’engouement pour l’énergie plus rapidement qu’il ne résoudrait la pression exercée par la Fed sur la technologie, ce qui plaiderait pour une faiblesse persistante de l’indice même dans un scénario de désescalade.