L’indice composé S&P/TSX a clôturé mardi à 35 577,93, en baisse d’environ 3,7 % par rapport à son sommet du 25 août de 36 957,63, les titres des métaux de base, des services financiers et de la technologie ayant mené le repli, alors que l’énergie tirait dans l’autre direction grâce à une remontée du brut qui entame maintenant son troisième mois. Les marchés américains ont également reculé au cours de la même séance : le Dow Jones Industrial Average a perdu 487,17 points pour clôturer à 51 934,03, le S&P 500 a reculé de 37,34 points à 7 582,64, et le Nasdaq Composite a cédé 182,82 points à 26 003,59.

Deux marchés à l’intérieur d’un même indice

Le baril de WTI a clôturé à 104,69 $ lundi, en hausse de 3,30 $ au cours de la séance, avant de reculer légèrement à 103,81 $ mardi en raison d’une hausse déclarée de 7,1 millions de barils des stocks américains. L’or, à l’inverse, a chuté de 30,60 $ à 4 321,30 $ l’once, et le dollar canadien a glissé à 71,84 ¢ US, contre 71,90 ¢. Le résultat sur le TSX est un indice où le sous-indice de l’énergie est tiré vers le haut par le même conflit dans le détroit d’Ormuz qui pèse sur les titres sensibles aux taux et cycliques ailleurs dans l’indice composé.

Cette scission est la véritable histoire ici, plus que le niveau global de l’indice. Un investisseur du TSX détenant un fonds indiciel large voit un effet net atténué, la vigueur de l’énergie compensant la faiblesse ailleurs. Un investisseur du TSX surpondéré en services financiers ou en métaux de base vit trois semaines pires que ce que suggère le chiffre global, tandis qu’un investisseur surpondéré en énergie vit trois semaines nettement meilleures.

La décision de la Fed ajoute une nouvelle variable

La séance d’aujourd’hui se déroule avant une décision de la Réserve fédérale cet après-midi, que CME FedWatch évalue à une probabilité de 92,7 % d’une hausse de 25 points de base, ce qui constituerait la première hausse depuis juillet 2023. Une hausse de cette ampleur tend à exercer une pression généralisée sur les valorisations boursières et à soutenir le dollar américain face au dollar canadien en particulier, un second facteur contradictoire qui s’ajoute à la divergence énergétique qui scinde déjà l’indice.

Le graphique ci-dessous suit l’indice composé TSX au cours des quatre dernières semaines, isolant le repli depuis le sommet du 25 août par rapport au niveau à l’aube de la décision d’aujourd’hui.

TSX : INDICE COMPOSÉ S&P/TSX 35 577,93 ▼ 0,3 % QUOTIDIEN  |  20 AOÛT AU 15 SEPT. 2026
Source : données de clôture quotidienne de l’indice composé S&P/TSX, Investing.com.  |  hdq.ca

L’indice composé TSX a dérivé à la baisse depuis son sommet du 25 août, les secteurs sensibles aux taux et cycliques neutralisant la vigueur de l’énergie liée à la remontée pétrolière du conflit d’Ormuz. Source : données de clôture quotidienne, Investing.com.

Ce que la décision d’aujourd’hui change pour demain

Si la Fed procède à la hausse attendue cet après-midi, l’effet immédiat pour le Canada se fait sentir sur la devise, et non sur le niveau du TSX lui-même : un écart de taux plus large entre le Canada et les États-Unis tend à peser sur le dollar canadien, ce qui augmente le coût des importations libellées en dollars américains et ajoute un second canal d’inflation, en plus de celui déjà lié à l’énergie qui pousse l’IPC canadien à la hausse. Pour le TSX en particulier, la variable la plus importante d’ici la fin de l’année demeure de savoir si le conflit d’Ormuz continue d’élargir l’écart entre l’énergie et le reste, ou si l’indice plus large rattrape le sous-indice qui le porte depuis le début.