L’indice composé S&P/TSX a reculé de 90,80 points mercredi pour clôturer à 35 491,27, sa finale la plus faible depuis le début de septembre et environ 4 % sous son sommet du 25 août de 36 957,63. Les titres énergétiques ont progressé avec le pétrole négocié au-delà de 100 dollars le baril, mais les pertes ailleurs dans l’indice l’ont emporté après que la Réserve fédérale a relevé son taux directeur pour la première fois depuis 2023.
La lecture canadienne est immédiate. Un écart Fed-Banque du Canada élargi, désormais à 175 points de base en fourchette supérieure après le maintien de la Banque du Canada à 2,25 % le 2 septembre, attire les capitaux vers les actifs en dollars américains, peu importe ce que fait le pétrole. Le dollar canadien s’est négocié près d’un creux de six semaines contre le dollar américain mercredi, même avec un brut à son plus haut niveau depuis avant le début du conflit actuel.
Pourquoi la vigueur du pétrole ne se reflète pas dans l’indice
L’énergie représente une part significative, mais partielle, de l’indice composé du TSX, et mercredi a montré la limite de ce soutien. Le sous-indice énergétique du TSX a surperformé l’indice composé pendant la séance, mais les titres financiers et les secteurs sensibles aux taux ont réagi avec assez de force contre la décision de la Fed pour tirer l’indice vedette vers le bas malgré tout. Un rallye sectoriel isolé, même réel et fondé sur un véritable choc d’offre, ne compense pas une vente généralisée provoquée par une surprise de taux.
L’indice composé a rendu près de 1 500 points depuis son sommet du 25 août, le recul s’accélérant durant les deux semaines menant à la décision de la Fed de mercredi.
L’indice composé du TSX est passé d’un sommet de 36 957,63 le 25 août à 35 491,27, un recul concentré dans les deux semaines entourant la décision de taux de la Réserve fédérale. Source : données de clôture quotidienne, Groupe TMX.
Ce qui vient ensuite dépend de deux chiffres, pas un seul
La suite passe autant par le graphique à points de la Fed elle-même, qui pointe vers au moins une autre hausse avant la fin de l’année, que par ce que fera la perturbation du détroit d’Ormuz sur le pétrole à partir d’ici. Un marché qui intègre un resserrement supplémentaire de la Fed pendant que le pétrole reste élevé constitue un contexte réellement différent de celui dans lequel le TSX a évolué pendant la majeure partie de l’été, et la séance de mercredi a été le premier test net de la façon dont l’indice se comporte sous ces deux pressions à la fois.
La vigueur énergétique a fourni jusqu’ici une compensation partielle, non une protection complète, et la clôture de l’indice composé sous 35 500 pour la première fois depuis le début de septembre montre que cette compensation a ses limites.