L’indice composé S&P/TSX a clôturé vendredi à 35 800,89, en hausse de 94,43 points, un gain qui masque à quel point la semaine a réellement été volatile en dessous.
Le taux du Trésor américain à 10 ans a atteint 5,18 % jeudi, son plus haut niveau depuis la crise financière de 2008, avant de se replier alors que le prix du pétrole reculait vendredi. Le Dow a gagné 0,9 % vendredi, mettant fin à une série de trois semaines de baisse, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq ont chacun ajouté 0,5 %, tous deux affichant des gains pour la semaine malgré la débâcle obligataire qui en a dominé le milieu.
Pourquoi le TSX a mieux tenu que ne le suggérait le marché obligataire
Les taux canadiens à 10 ans ont suivi la même débâcle, touchant 4,00 % jeudi, un sommet de 34 mois, avant de se replier à 3,93 % vendredi alors que la baisse du prix du pétrole atténuait les craintes d’inflation et aidait à freiner le recul plus large du marché obligataire.
L’écart entre les taux à 10 ans du Canada et des États-Unis se situe maintenant à environ 1,25 point de pourcentage, une véritable divergence plutôt qu’un simple bruit. La Réserve fédérale fait face à des pressions plus vives, alimentées par les tarifs et l’inflation, que la Banque du Canada, qui a maintenu son propre taux directeur à 2,25 % ce mois-ci grâce à une inflation fondamentale relativement contenue. Cet écart de pression sur le marché obligataire explique en grande partie pourquoi le TSX a absorbé un choc de taux qui a frappé plus durement les actions américaines plus tôt dans la semaine.
Le seul secteur qui porte l’indice
Les titres technologiques ont gagné environ 9 % pour la semaine, selon Adam Ludwick, directeur de la répartition de l’actif chez NEI Investments, le meilleur performeur face à un marché plus large mitigé. Le commerce de détail a tiré de l’arrière : Statistique Canada a rapporté que les ventes au détail de juillet avaient chuté de 0,7 %, même si une estimation préliminaire pointe vers un rebond de 1,3 % en août.
Les niveaux de l’indice composé S&P/TSX du dernier mois montrent un indice qui a redonné une partie de ses sommets de la fin août avant de se stabiliser durant la flambée des taux, un schéma à surveiller à l’approche du dernier trimestre.
L’indice composé S&P/TSX a redonné environ 2,5 % depuis son sommet de la fin août pendant la flambée des taux et les représailles tarifaires, se stabilisant dans le bas de la fourchette des 35 000 avant de clôturer vendredi près de 35 800. Source : Groupe TMX.
Ce que lundi devrait surveiller
Le pétrole a reculé depuis son sommet de septembre au-dessus de 108 $ US, un mouvement qui a aidé à apaiser la débâcle obligataire en fin de semaine. Que ce repli se maintienne sur les prochaines séances importe davantage pour les taux canadiens, et par extension pour les taux hypothécaires et de prêt, que toute publication de données isolée cette semaine. La prochaine décision de la Banque du Canada tombe le 28 octobre, et la plupart des économistes s’attendent à un huitième maintien consécutif, à moins d’un revirement marqué dans le dossier commercial ou le marché de l’énergie.