Le Brent a gagné plus de 5 % pour atteindre 105,46 $ US le baril peu après 7 h HE jeudi, le West Texas Intermediate se situant près de 92,82 $ US, selon CNN. La hausse fait suite aux données de Kpler faisant état d’un record de 10 pétroliers frappés entre le 28 septembre et le 4 octobre, contre un sommet hebdomadaire précédent de six, et de seulement sept pétroliers transitant par le détroit d’Ormuz mardi, le plus bas depuis le 23 juillet.
Le Brent avait clôturé mercredi à 100,20 $ US, selon Investing.com. Un pétrolier à environ 59 milles de Madinat ash Shamal, au Qatar, a été touché par de multiples projectiles le même jour, a rapporté l’agence UK Maritime Trade Operations.
De la planification de frappes à la pompe canadienne
The Atlantic a rapporté mercredi que la Maison-Blanche a demandé au Pentagone des options de frappe contre l’Iran avant les élections de mi-mandat du 3 novembre, citant des responsables selon lesquels l’objectif était de réduire les prix de l’essence. Trump a dit à TIME qu’il pourrait ordonner de nouvelles frappes après les élections de mi-mandat, puis a ajouté que ce pourrait être avant. La Maison-Blanche n’a pas immédiatement commenté, selon CBS News.
Le mécanisme compte parce que le Brent a déjà montré comment il réagit à l’escalade. Les trois plus fortes hausses quotidiennes des 22 dernières séances ont été de 8,64 % le 24 septembre, de 6,34 % le 10 septembre et de 4,37 % le 1er octobre, chacune coïncidant avec une nouvelle d’escalade : les espoirs d’une percée américano-iranienne qui s’estompent, l’Iran qui attaque 10 navires et Trump qui rejette un plan iranien de sept jours pour rouvrir le détroit.
Le Brent a clôturé mercredi à seulement 2,3 % au-dessus de son niveau du 8 septembre, mais s’est négocié dans une fourchette de 13 $ US, de 95,41 $ US à 108,75 $ US, de sorte que la variation nette masque un marché qui s’est repositionné à répétition au gré des manchettes.
Le Brent a bougé de plus de 2,5 % en une seule séance à 11 des 22 jours illustrés. La ligne pointillée indique 100 $ US le baril, et la bande ombrée couvre la semaine où Kpler a dénombré un record de 10 pétroliers frappés.
Pourquoi un baril à 100 $ US n’a pas soutenu les actifs canadiens
Le Canada est un exportateur net de pétrole, et on s’attend habituellement à ce qu’un Brent supérieur à 100 $ US soutienne le TSX et le huard. Le 7 octobre montre le contraire. L’indice composé TSX a reculé de 1,7 % à 35 041,86 avec le Brent près de 100 $ US, les titres des matériaux et de l’or ont perdu environ 3 %, et le huard se négociait près de 1,426 $ CA pour 1 $ US après une quatrième baisse hebdomadaire consécutive.
Le canal des taux l’emporte sur celui des termes de l’échange. Les prix de l’essence étaient en hausse de 22,8 % sur un an dans la publication d’août de Statistique Canada et l’IPC global était de 3,0 %, de sorte que chaque nouvelle poussée du pétrole alimente la lecture d’inflation que la Banque du Canada verra le 19 octobre, neuf jours avant sa décision du 28 octobre. Le rendement des obligations du Trésor américain à 30 ans a clôturé à 5,683 % mercredi.
Scénario de base et risque extrême
Le scénario de base est une perturbation continue avec des pointes de prix les jours d’escalade et des replis partiels, soit le schéma observé depuis le 8 septembre. Trump affirme que la guerre prendra fin très bientôt à répétition depuis mars, selon CBS News, et Marco Rubio a déclaré mercredi que l’Iran a perdu tout contrôle du détroit tandis qu’un conseiller des Gardiens de la révolution affirme qu’il reste fermé.
Le risque extrême est une combinaison de trois événements. Le porte-parole de l’armée iranienne, Akrami-Nia, a déclaré que l’Iran est prêt à des frappes préventives contre des positions américaines au besoin, et des frappes avant le 3 novembre mettraient cette affirmation à l’épreuve. Les Houthis ont revendiqué leur troisième frappe de missile de la semaine contre l’aéroport de Riyad. Et l’Agence internationale de l’énergie a dit que ses membres n’ajouteraient pas à la libération de réserves de 400 millions de barils convenue en mars, dont environ 325 millions de barils ont été libérés, ce qui a fait grimper de 6 % les contrats à terme ICE sur le gazole mercredi.