Le pétrole et l’or se séparent sur une seule lecture
Le pétrole et l’or, les deux échanges de produits de base que les manchettes sur Ormuz alimentent à l’intérieur du TSX, se sont dissociés mercredi à cause d’un seul chiffre : les prix à la consommation aux États-Unis ont augmenté de 3,7 % en septembre, contre 3,6 % attendu, et l’indice de base a progressé de 0,3 % sur le mois, contre 0,2 % attendu. L’indice composé S&P/TSX a clôturé à 35 584,46, en baisse de 399,52 points ou 1,11 %, ce qui a effacé la totalité du gain de 319,36 points de mardi. Le XGD a reculé de 4,2 % à 52,83 $ tandis que le XEG a terminé à 30,55 $, en hausse d’un cent.
Les deux mouvements ont une seule cause. Invezz a rapporté que l’indice de l’essence avait augmenté de 9,1 % et celui de l’énergie de 5,2 % dans l’IPC, et TheStreet a attribué une bonne partie de la hausse aux prix de l’énergie liés à la guerre en Iran. Le WTI a gagné environ 1 % pour atteindre 95,07 $ US, un sommet de trois semaines, alors que des forces houthistes ont frappé un immeuble de Saudi Aramco à Dhahran et qu’un porte-conteneurs a heurté une mine marine au sud d’Ormuz. La même guerre a fait monter le pétrole et la lecture de l’inflation, et cette lecture a fait passer les probabilités d’une autre hausse de la Réserve fédérale d’environ 22 % à 42 % (FXStreet), 46 % (Bloomberg) ou environ 50 % (CME FedWatch). L’or de décembre a clôturé en baisse de 1,26 %, à 4 124,80 $ US.
Détenir les deux revient donc à une seule position, non à deux : un pari net sur la chaîne qui va du pétrole d’Ormuz à l’inflation américaine puis à la Fed, l’énergie encaissant le premier maillon et l’or payant pour le dernier. La rubrique Marchés avait signalé mardi les titres aurifères comme les retardataires d’une remontée étroite, Wesdome Gold Mines reculant de 9,01 %. À la clôture, ces retardataires étaient devenus l’histoire de l’indice.
Depuis le 14 septembre, les actions du secteur de l’énergie ont gagné 5,1 % et les minières aurifères ont perdu 9,8 %, ce qui a laissé l’indice composé en baisse de 0,3 % et montre que l’indice additionne deux réactions opposées à la même guerre.
Le XEG est le FNB iShares S&P/TSX Capped Energy Index et le XGD le FNB iShares S&P/TSX Global Gold Index, tous rebasés à la clôture du 14 septembre. La bande ombrée marque les attaques de pétroliers du 28 septembre au 5 octobre recensées par Reuters.
Le maintien du taux doit maintenant survivre à une décision de la Fed le même jour
Le maintien du taux de la Banque du Canada que la rubrique Économie a retenu comme scénario de base doit maintenant survivre à une décision de la Réserve fédérale le même jour. La Banque du Canada annonce sa décision le 28 octobre, le taux cible du financement à un jour étant à 2,25 %, et FXStreet situe la réunion du FOMC les 27 et 28 octobre, la fourchette cible de la Fed s’établissant à 3,75 à 4,00 % après la hausse de 25 points de base du 16 septembre. L’écart est de 150 à 175 points de base, et la devise l’absorbe. Le USD/CAD s’établissait à 1,4263 selon le taux quotidien de la Banque du Canada, soit 2,3 % de plus que les 1,3947 enregistrés le jour de la hausse de la Fed.
L’indice du dollar américain a atteint son niveau le plus élevé depuis le printemps 2025, selon FXStreet et Invezz. Le maintien repose sur 110 000 emplois perdus en deux mois et des mesures de l’inflation fondamentale attendues entre 1,8 % et 2,5 %, et rien de tout cela n’a changé aujourd’hui.
La série n’a aucune observation pour le 30 septembre ni le 12 octobre. La Réserve fédérale a relevé sa fourchette cible à 3,75 à 4,00 % le 16 septembre, et la ligne pointillée marque le niveau du USD/CAD ce jour-là.
La devise change aussi ce que signifie une perte sur les actions américaines en dollars canadiens. L’indice S&P 500 a reculé de 1,11 % pour s’établir à 7 718,94, ce qui se traduit par environ 0,8 % pour un détenteur d’actions américaines non couvertes après le mouvement du USD/CAD. L’écart entre les deux banques centrales se manifeste dans le taux de change, non dans l’un ou l’autre des taux directeurs, et les deux décisions tombent le 28 octobre.
Le VIX réagit à la Fed, et la partie courte de la courbe canadienne n’a pas réagi du tout
Sur 23 séances depuis le 14 septembre, le VIX n’a clôturé à un niveau plus élevé qu’aujourd’hui que les 14, 15 et 16 septembre, séances entourant la réunion de septembre de la Fed. La campagne contre les pétroliers du 28 septembre au 5 octobre ne l’a jamais fait dépasser 16,39, et il a reculé de 3,7 % le jour où le Canada a déclaré 68 300 emplois perdus. Aujourd’hui, l’indice a gagné environ 10 %, passant de 15,27 à environ 16,8, toujours dans la fourchette de 14,21 à 17,71 mesurée par la rubrique Comportement. Cette rubrique avait attribué le calme antérieur à la baisse des probabilités de hausse. Ces probabilités ont doublé, et l’indicateur a suivi.
La partie courte de la courbe canadienne n’a pas bougé du tout. Le rendement des bons du Trésor du gouvernement du Canada à 90 jours était de 2,38 % le 13 octobre, contre 2,34 % le 16 septembre, une hausse de 4 points de base sur une période où le USD/CAD a monté de 2,3 %. Ce bon détermine le taux de l’ARC : la rubrique Fiscalité a établi que le taux prescrit du T1 2027 suit la moyenne d’octobre et s’arrondit au point de pourcentage entier supérieur, de sorte qu’un passage de 3 % à 4 % exige une moyenne supérieure à 3,00 %, soit 62 points de base au-dessus de la dernière lecture. Le choc de la Fed a fait réévaluer l’or, le dollar et la volatilité. Il n’a pas touché la fenêtre du prêt familial à 3 %, qui se ferme le 31 décembre.