Le plafond en dollars du REER pour 2026 est de 33 810 $, soit 1 320 $ de plus que les 32 490 $ de 2025 et 51 % de plus que le plafond de 22 450 $ de 2011. Fidelity Canada calcule que pour obtenir le plafond complet, il faut un revenu gagné de 187 833 $ l’année précédente, parce que les droits annuels correspondent à 18 % du revenu gagné jusqu’au plafond en dollars.

L’année de planification de la plupart des comptes enregistrés se termine le 31 décembre, soit dans 71 jours. Les cotisations au REER qui comptent pour l’année d’imposition 2026 ont une date plus tardive : le lundi 1er mars 2027, selon Fidelity Canada.

L’évolution du plafond depuis 2011

Le plafond en dollars du REER a augmenté à chaque étape annuelle depuis 2011, passant de 22 450 $ à 33 810 $, et 26 % de cette hausse est survenue en seulement deux ans. Cette série repose sur les plafonds annuels publiés par Sun Life, le chiffre de 2026 étant confirmé par Advisor.ca et Fidelity Canada.

PLAFOND ANNUEL EN DOLLARS DU REER 33 810 $ ▲ +4,1 % PAR RAPPORT À 2025 ANNUEL  |  2011 À 2026
Source : Sun Life, tableau des plafonds de cotisation au REER (2011 à 2025) ; plafond de 2026 selon Advisor.ca et Fidelity Canada.  |  hdq.ca

Le plafond a augmenté à chaque étape annuelle illustrée. Les hausses de 2022 et de 2023, de 1 380 $ et de 1 570 $, ont été les deux plus importantes, et celle de 2026, de 1 320 $, la troisième.

Le plafond en dollars est indexé sur la croissance du salaire moyen en vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu. Les hausses de 2022 et de 2023, de 1 380 $ et de 1 570 $, ont ajouté 2 950 $ à elles deux, soit 26 % de la hausse totale de 11 360 $ depuis 2011.

Le revenu nécessaire pour utiliser tous les droits a augmenté en conséquence. En 2011, les 22 450 $ complets exigeaient environ 124 700 $ de revenu gagné, un calcul de HDQ à 18 %. Pour 2026, le chiffre est de 187 833 $, une hausse d’environ 63 100 $. Chez les participants à un régime de pension agréé, le plafond est réduit du facteur d’équivalence, de sorte que le plafond effectif est plus bas pour de nombreux salariés.

La rémunération en dividendes ne crée pas de droits au REER

Les droits de cotisation au REER s’accumulent sur le revenu gagné, qui comprend le salaire et le revenu d’entreprise, mais non les dividendes. Le propriétaire d’une société privée sous contrôle canadien rémunéré entièrement en dividendes n’ajoute aucun droit au REER, quelle que soit la taille de la société.

Le revenu gagné en 2026 détermine les droits disponibles pour 2027 ; la répartition entre salaire et dividendes arrêtée avant le 31 décembre fixe donc le point de départ de l’an prochain. Cette répartition s’ajoute maintenant à une nouvelle mesure fiscale visant les sociétés.

Le 15 septembre 2026, le gouvernement fédéral a annoncé la Mégadéduction pour la productivité, qui permet la passation en charges immédiate d’un large éventail de biens amortissables acquis à compter de cette date, sans date d’expiration, selon BDO. Parmi les biens nouvellement admissibles figurent le matériel informatique, les véhicules, les aéronefs, les biens miniers et les pipelines. Le gouvernement estime que la mesure ramène à 6,4 % le taux marginal effectif général d’imposition fédéral sur les nouveaux investissements.

Pour un propriétaire constitué en société, une déduction plus importante la première année réduit le revenu imposable de la société durant l’année de l’achat. Elle ne crée pas de revenu gagné personnel, et elle s’ajoute donc à la question du salaire sans la remplacer.

Les comptes du 31 décembre : CELI, CELIAPP et REEE

Le plafond du CELI est de 7 000 $ pour 2026, ce qui porte les droits cumulatifs à 109 000 $ pour une personne admissible depuis 2009 qui n’a jamais cotisé, selon CIBC Wood Gundy. Les cotisations au CELI ne donnent droit à aucune déduction, et les droits inutilisés sont reportés.

Le plafond annuel du CELIAPP est de 8 000 $, avec un plafond à vie de 40 000 $, et les droits inutilisés sont reportés. Un compte ouvert en 2024 dispose de droits totaux de 24 000 $, selon CIBC Wood Gundy. Les cotisations au CELIAPP sont déductibles ; une cotisation versée d’ici le 31 décembre réduit donc le revenu imposable de 2026, ce qui n’a pas le même calendrier qu’une cotisation au REER versée en mars 2027 et déduite dans la même déclaration.

Des cotisations de 2 500 $ à un REEE donnent droit à la Subvention canadienne pour l’épargne-études de 20 %, soit 500 $ par bénéficiaire, et les droits de subvention inutilisés permettent jusqu’à 1 000 $ par année à partir de 5 000 $ de cotisations. Le maximum viager de la subvention est de 7 200 $ par enfant, selon CIBC Wood Gundy.

Segmenter le calendrier

Les deux mêmes dates s’appliquent différemment selon le type de client. Un salarié en phase d’accumulation dans une tranche élevée fait face à la date du 1er mars 2027 pour le REER, tandis qu’un acheteur d’une première propriété qui épargne au moyen d’un CELIAPP fait face au 31 décembre. Une famille ayant un jeune bénéficiaire fait face à la date de la subvention du REEE le 31 décembre, et un propriétaire-dirigeant doit décider de son salaire et de ses dividendes avant la fin de l’année.

Les personnes qui atteignent 71 ans en 2026 font face à la date la plus ferme de toutes. CIBC Wood Gundy signale que le REER doit être converti en FERR d’ici le 31 décembre 2026, une dernière cotisation au REER étant permise d’ici la même date. Aucun retrait minimal du FERR ne s’applique durant l’année de la conversion, et les minimums commencent l’année suivante.