L’indice composé S&P/TSX a clôturé vendredi à un sommet record de 36 381,23, en hausse de 0,68 %, prolongeant une remontée bâtie presque entièrement sur les titres miniers. Les mineurs aurifères ont mené le bal : Agnico Eagle a grimpé de 5,9 %, Barrick a gagné 5 %, et Wheaton Precious Metals a bondi de 6,6 %, tandis que l’ensemble des titres aurifères progressait de 2,6 à 14 %, alors qu’un recul-choc des emplois non agricoles américains a réduit les attentes de hausse de taux de la Réserve fédérale et propulsé l’or vers son plus fort gain hebdomadaire de 2026.
Les institutions financières ont évolué en sens inverse. RBC a reculé de 0,7 % et TD a perdu 0,4 %, alors que le propre rapport sur l’emploi du Canada, 75 100 nouveaux postes contre une prévision de 15 000, a fait grimper les probabilités que la Banque du Canada dispose, à terme, de plus de marge pour rester ferme sur les taux si les pressions inflationnistes persistent. Deux histoires de taux, un seul indice, des réactions sectorielles opposées.
Le contexte de lundi inverse le leadership de vendredi
Le Brent est en hausse de 1,4 % à 84,70 $ US en début de séance, et le WTI a ajouté un montant similaire à 79,31 $ US, tous deux regagnant une partie de la baisse de 7,3 % de la semaine dernière. Ce mouvement fait suite à la déclaration de l’Iran en fin de semaine selon laquelle le détroit d’Ormuz ne rouvrira pas sans un allègement des sanctions et des réparations de guerre de la part de Washington, une ligne plus dure que l’optimisme d’une entente imminente qui avait fait reculer le pétrole tout au long de la semaine dernière.
L’or, de son côté, se replie modestement par rapport à la clôture de vendredi, à mesure que la demande immédiate de valeur refuge se calme. Si ce schéma tient jusqu’à l’ouverture de Toronto, les titres énergétiques sont bien placés pour surpasser les mineurs aurifères pour la première fois en plus d’une semaine, une inversion exacte du leadership qui avait mené l’indice au sommet de vendredi.
Lire la bande
La séquence de 23 séances menant à la clôture de vendredi, avec la divergence des emplois Canada/États-Unis de vendredi indiquée en repère, montre à quelle vitesse le leadership de cet indice a tourné entre les secteurs sensibles aux taux et les titres liés aux matières premières :
L’indice n’a pas tenu séance le 3 août en raison du congé civique. Le volume a grimpé les 4 et 7 août, alors que le marché digérait les données sur le PIB et l’emploi.
Le volume de vendredi a atteint 300,3 millions d’actions, en ligne avec les 363,5 millions observés le lundi précédent, lorsque les données du PIB du T2 sont d’abord tombées, tous deux au-dessus de la moyenne de 23 séances, près de 250 millions. Le volume élevé lors des journées portant les données macroéconomiques les plus lourdes confirme que ce mouvement a été mené par les données, et non par des échanges minces et peu convaincus.
Ce qu’il faut surveiller à l’ouverture
Shopify et d’autres titres technologiques ont profité vendredi d’un sentiment positif à Wall Street lié au même rapport américain faible sur l’emploi qui a soutenu l’or, gagnant 2,4 %. Cette corrélation, la techno suivant les attentes de taux américaines plutôt que les fondamentaux canadiens, vaut la peine d’être surveillée de nouveau cette semaine si les probabilités de maintien de la Fed continuent de grimper avec les données sur l’inflation américaine attendues les 12 et 13 août.
Le bond du rendement obligataire du gouvernement du Canada à cinq ans à 3,274 % en séance vendredi, détaillé aujourd’hui par le bureau Fiscalité et patrimoine, est le mécanisme derrière la faiblesse des titres bancaires vendredi. Il faut surveiller si ce rendement se maintient au-dessus de 3,25 % durant la semaine, puisqu’une nouvelle hausse prolongerait la pression sur les institutions financières sensibles aux taux, même si l’indice élargi profite de la vigueur de l’or et maintenant de l’énergie.