L’indice composé S&P/TSX a reculé de 0,87 % à 35 489,86 lundi, sa plus faible clôture depuis juillet, alors qu’une vente massive d’or a entraîné à la baisse le secteur des matériaux. L’indice se situe maintenant 2,3 % sous sa clôture du 22 septembre, 36 335,61, et 3,1 % sous sa clôture du 3 septembre, 36 633,12, selon les données d’Investing.com. Trading Economics établit le recul sur un mois à 2,15 %, même si l’indice demeure 18,41 % plus élevé qu’il y a un an.
La baisse n’était pas qu’une histoire canadienne. Le S&P 500 a perdu 0,77 % à 7 683,93, l’indice composé Nasdaq a reculé de 0,92 % à 26 820,38 et l’indice Dow Jones des industrielles a glissé de 0,67 % à 51 481,51, selon TheStreet. Le moteur commun était le marché obligataire.
Pourquoi un rendement de 5,2 % du Trésor l’a emporté sur un pétrole plus cher
Le rendement des obligations du Trésor américain à 10 ans est monté entre 5,24 % et 5,25 %, son plus haut niveau depuis 2007, et le rendement à 30 ans a grimpé entre 5,56 % et 5,57 %, son plus haut niveau depuis 2004, selon Yahoo Finance. Le rendement à 2 ans a progressé à 4,93 %. Des rendements plus élevés font monter le taux servant à actualiser les bénéfices futurs des sociétés, si bien que les valorisations des actions baissent même quand les perspectives de bénéfices n’ont pas changé.
Le pétrole est l’élément qui a fait de ce mouvement une histoire boursière. Le WTI a touché 96,53 $ US pendant la séance après que le président Donald Trump a rejeté le plan de sept jours de l’Iran visant à rouvrir le détroit d’Ormuz, et il a clôturé à 93,18 $ US, selon Investing.com. L’énergie était l’un des trois seuls secteurs du S&P 500 à progresser, avec les soins de santé et les biens de consommation de base. La consommation discrétionnaire a perdu 1,43 %, les services de communication ont perdu 1,56 % et les services financiers ont perdu 1,14 %, selon TheStreet.
Ce que l’indice canadien porte
La Presse Canadienne a rapporté que le TSX a été alourdi par les métaux de base, la technologie et les titres de télécommunications, tandis que les actifs pétroliers ont gagné avec la hausse du brut. Le dollar canadien a clôturé à 70,58 cents US, contre 70,70 cents vendredi.
L’indice a clôturé entre 35 490 et 36 633 depuis le 31 août, et lundi a marqué le creux de cette fourchette. La trajectoire ci-dessous montre les trois dates qui l’ont façonnée : la hausse de taux de la Réserve fédérale du 16 septembre, la baisse de 1,6 % du 23 septembre et lundi.
Cours de clôture quotidiens. La séance de la fête du Travail du 7 septembre est exclue. L’indice a clôturé à 35 490 le 28 septembre, 2,3 % sous sa clôture du 22 septembre, 36 336.
Le calendrier qui décide de la suite
Yahoo Finance a signalé une semaine chargée en données : le rapport sur l’inflation PCE mercredi et les chiffres de l’emploi de septembre vendredi. Les marchés attribuent environ 70 % de probabilité à une deuxième hausse de la Réserve fédérale à la réunion du 28 octobre, selon les données CME FedWatch citées par Trading Economics. Une lecture PCE plus chaude ou un solide rapport sur l’emploi ferait monter cette probabilité et maintiendrait la pression sur le long bout de la courbe.
La conséquence canadienne passe par deux canaux. Un rendement américain à 10 ans plus élevé relève la barre pour chaque action à dividende et à revenu du TSX, et l’or et les métaux de base ont été les premières victimes de la réaction des taux. L’énergie est le contrepoids, et il ne tient que tant que le pétrole reste près de 93 $ US ou plus. Un progrès diplomatique dans les pourparlers avec l’Iran ferait baisser le pétrole et l’inflation, mais il retirerait aussi le seul secteur qui a progressé lundi.