Le segment court a intégré le chiffre modéré, le segment long non
Le rapport sur le PCE d’août a ramené la hausse d’octobre de la Fed d’une issue probable à une issue minoritaire, et le rendement qui pèse sur le TSX tout le mois a évolué en sens inverse. Le PCE de base a augmenté de 3,0 % sur un an, contre un consensus de 3,3 %. Schwab, citant l’outil CME FedWatch, évaluait à 37 % les probabilités d’une hausse en octobre mercredi matin, contre 71,2 % selon le Fed Rate Monitor d’Investing.com dans le Fil du 29 septembre.
Entre lundi et mercredi, le rendement au pair à 3 mois du Trésor américain a reculé de 8 points de base, à 4,20 %. Celui à 10 ans a gagné 5 points de base, à 5,29 %, au-dessus du niveau de 5,25 % que la rubrique Comportement avait signalé comme un sommet de 2007, et celui à 30 ans a gagné 8 points de base, à 5,64 %.
La pente 10 ans moins 2 ans montre l’effet sur la courbe. Le rendement à 10 ans est en hausse de 56 points de base depuis le 28 août et celui à 2 ans, de 54, mais la pente est passée de 43 points de base le 3 septembre à 20 le 21 septembre après la hausse du 16 septembre, et elle est revenue à 41. L’aplatissement qui a suivi la hausse s’est inversé avant la prochaine décision.
Rendements au pair quotidiens du Trésor américain. La pente 10 ans moins 2 ans était de 43 points de base le 3 septembre, de 20 le 21 septembre et de 41 le 30 septembre.
La rubrique Marchés a attribué l’écart du TSX à la hausse des rendements américains, et le Fil du 29 septembre a constaté que l’or avait reculé de 0,75 % en moyenne lors des 13 séances où le rendement à 10 ans avait monté. Les deux mécanismes passent par le segment long. La décision du 28 octobre fixe un taux à un jour, si bien qu’un chiffre modéré peut retirer une hausse du segment court sans faire baisser le rendement qui établit le prix de la duration, et mercredi a montré les deux en une seule séance.
Le dollar canadien a suivi l’écart du segment long, pas les probabilités de hausse
Le USD/CAD a progressé lors de 15 observations quotidiennes consécutives jusqu’à mardi, de 1,3784 le 8 septembre à 1,4188 le 29 septembre selon la moyenne quotidienne de la Banque du Canada, soit un gain de 2,2 % depuis le 28 août. L’écart à 10 ans États-Unis moins Canada est passé de 100 à 128 points de base entre le 28 août et le 28 septembre, et 19 de ces 28 points de base sont survenus après la hausse du 16 septembre.
Le rendement canadien à 10 ans a clôturé lundi à 3,96 %, en hausse de 23 points de base depuis le 28 août, tandis que celui à 2 ans a gagné 36 points de base, à 3,37 %. La rubrique Économie a évalué à 59 % les probabilités d’une hausse de la Banque du Canada le 28 octobre, l’inflation fondamentale se situant près de 2,0 % et l’inflation globale à 3,0 % sous l’effet de l’essence, en hausse de 22,8 %, et la rubrique Géopolitique plaçait le Brent à 102,59 $ US mardi. L’inflation énergétique derrière ce chiffre global ne dépend pas du calendrier de la Fed, pas plus que le mouvement de change qui l’a accompagnée.
L’écart est le rendement au pair à 10 ans du Trésor américain moins le rendement de référence à 10 ans de la Banque du Canada à la même date. Le USD/CAD est le taux moyen quotidien de la Banque du Canada, qui a atteint 1,4188 le 29 septembre.
Ce que les décisions du 28 octobre peuvent et ne peuvent pas changer
Le taux prescrit de l’ARC demeure à 3 % à compter de jeudi, et la rubrique Fiscalité et patrimoine a indiqué que le taux du premier trimestre de 2027 découle des adjudications de bons du Trésor d’octobre, où l’adjudication du 22 septembre a affiché une moyenne de 2,39 %. Ce taux suit le segment court canadien. Les rendements qui pèsent sur le TSX, l’or et le dollar canadien suivent la tarification de la duration américaine, et mercredi a séparé les deux.
Le rapport américain sur l’emploi de vendredi, l’IPC canadien de septembre le 19 octobre et les décisions du 28 octobre permettront de savoir quelle courbe mène. Jeudi matin, le chiffre à surveiller est le rendement du Trésor à 30 ans par rapport à 5,64 %, puisque les probabilités de hausse en octobre ne l’accompagnent plus.